Ma vie de dirigeante d'entreprise; 8 ans déjà.
- il y a 16 heures
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La dernière fois que je vous ai écrit, en direct, pour vous partager mon quotidien, c'était il y a ... 8 ans! Quand je l'écris, ce chiffre, cela me semble incroyable. Pourtant je les sens ces 8 ans; dans l'engagement intense que demande l'entreprenariat et en même temps, comme beaucoup de choses, je vous dirai sans surprise que c'est passé bien vite.
Flash alerte; cet article sera 100% sans IA alors si vous n'êtes plus habitués, ce sera sûrement moins lisse et vous semblera peut-être moins bien écrit.
Alors pourquoi je reprends ma plume aujourd'hui? Pour faire le bilan, simplement (pour ceux qui ont le ref.). Non, je ne crois pas qu'il y ait un bilan à faire mais un moment à poser; prendre le temps de mettre en mots là où nous en sommes, où j'en suis.

Entreprendre... je pourrais déjà en faire ma propre définition. Mon expérience dirait; Porter le courage, l'ambition et le dévouement au projet auquel on croît. Et le projet Blue Up, j'y ai toujours cru très fort. Et je pense que c'est la base. Avoir suffisamment de croyance envers le projet qu'on souhaite développer, pour le faire vivre et l'enrichir.
Mais cela ne suffit pas... Rêver haut c'est le point de départ, mais il faut pas mal de pragmatisme et de réalisme. Une chance pour moi, être pragmatique c'est mon domaine.
Nous sommes passées (avec Anais ma co-fondatrice) d'entrepreneuses à cheffes d'entreprise, en 8 ans. Cela signifie que nous étions "Nous" avec notre auto-responsabilité et notre projet; à une aventure collective, humaine avec tout ce que cela implique de responsabilités. Faire grandir son activité professionnelle signifie déjà que ça a fonctionné, que l'histoire a pris et que vous êtes nombreux à nous avoir suivis, à avoir cru en notre projet et très certainement à nos intentions. Alors déjà merci à tous les premiers stagiaires qui ont pris le risque de venir chez nous!
Passer d'un espace bureau sur un palier d'appartement à notre bureau d'équipe (c'est tout récent).
Passer de 2, 3 rentrées par an à 8.
Passer de 0 à 9 salariés.
Passer de 30 à 160 stagiaires par an.
Nous aussi nous avons pris des risques, et j'aimerai vous en parler plus amplement. La prise de risque n'est pas uniquement dans le fait de quitter son emploi pour se lancer; elle est présente dans tous les mouvements que j'appelle de bascule dans la vie d'une entreprise. Qui dit plus d'activités dit plus d'humains qui font ces activités; de ce fait pour moi; la prise de risque est assez présente dans la vie d'une entreprise qui se développe.
Devons-nous nous développer et recruter?
Devons-nous "stagner" (par principe, on est peu à aimer ce mot je crois)? Stagner aussi est un risque.
Alors je pense que dans ma définition entrepreunariale, je devrai vraiment parler de vivre avec ce risque de manière constante. Sauf que maintenant, ce risque n'est pas uniquement pour Anais et moi, mais une responsabilité que nous avons pris auprès de nos salariés. Au delà de la responsabilité, c'est aussi un engagement. L'engagement d'un projet à valeur forte, l'engagement de tout faire pour que dans ce projet nos salariés s'y retrouvent, s'y inscrivent et qu'il continue d'exister. Personnellement, je trouve que c'est un jeu d'équilibriste important.
Evidemment, c'est un parcours avec de nombreux cheminements.
Aujourd'hui, nous avons des formations solides, éprouvées; une équipe expérimentée et stable et une reconnaissance de nos partenaires employeurs et des stagiaires. Alors sommes nous arrivées au bout? Avons-nous atteint nos objectifs?
Je suis arrivée au sommet de la montagne que nous nous étions fixés (sans se le dire évidemment). Nous y sommes, ça fonctionne. A force d'abnégation, de stress (souvent) mais aussi de joies partagées.
Mais le voyage ne me semble que prendre un nouveau départ. Pour ma part, il s'agira d'arriver à veiller sans tout contrôler. A lâcher prise et accepter d'autres manières de mener le projet, tant que la colonne vertébrale de Blue Up ne bouge pas. Ne pas être partout également. Cela me semble être un vrai sujet quand on a tout crée... comment accepter objectivement de ne plus tout maitriser?
Je vais finir ce petit texte par lancer une invitation, à Anaïs, mon binôme depuis ces 8 ans. J'aimerai Ton avis sur le sujet. Serais-tu ok pour le partager?
Car cette histoire ne fonctionnerait pas l'une sans l'autre; associées indissociables; dans tous ces moments que je vous ai partagé. D'ailleurs, est-ce que cela vous intéresserait de lire un article sur Décider à deux?


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