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Alternance : l’organisme de formation, le stagiaire et le tuteur forment un trio.

il y a 2 minutes
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Nous pensons l’apprentissage à trois voix. Voici pourquoi, et ce que cela change.

On parle beaucoup de l’alternance en termes de contrat, de financement et d’insertion professionnelle. On parle moins de ce qui se joue au quotidien, quand un stagiaire arrive dans une structure et qu’un professionnel décide de lui faire une place. C’est pourtant là que l’apprentissage se fait, ou ne se fait pas.

À Blue Up Formation, deux responsables de formation, Charlène Cita et Olivia Mitrail-Fécil, ont décidé de s’emparer du sujet.


l'alternance chez blue up formation ça s'accompagne

Un même constat sur l'alternance

Charlène Cita et Olivia Mitrail-Fécil suivent chaque jour les stagiaires du DEJEPS. Elles voient ce que les parcours ont de plus beau, et aussi ce qui coince : un tuteur qui doute de sa légitimité, un stagiaire qui ne sait pas comment valoriser ce qu’il fait, des échanges qui se limitent à une évaluation en fin de parcours...

Le temps passé en structure dépasse celui passé en formation. La structure d’accueil est donc le lieu principal de l’apprentissage, et celui ou celle qui y accompagne le stagiaire en est un acteur majeur.

Leur réponse : ne pas laisser les tuteurs seuls. Elles ont pris l’initiative de construire, avec la directrice pédagogique Anais Giraudier, un temps dédié aux tuteurs et maîtres d’apprentissage, et elles l’animent ensemble, promotion par promotion. Elles ont voulu en faire un vrai rendez-vous, avec une place pour chacun.


Notre conviction : on n’accompagne pas par hasard

Accompagner n’est pas une compétence qui s’acquiert en recevant un stagiaire. C’est un métier dans le métier, avec ses doutes, ses réussites et ses maladresses. La chercheuse Maela Paul le résume ainsi : accompagner, c’est « se joindre à quelqu’un pour aller où il va, au moment où il part ».

D’où le parti pris de Charlène et d’Olivia : des rendez-vous fixes consacrés aux tuteurs, en parallèle du parcours des stagiaires, avec deux objectifs :

  1. Poser un cadre commun : que le tuteur, le stagiaire et l’organisme de formation partagent les mêmes repères sur ce qui est attendu, et à quel moment.

  2. Créer un réseau : briser l’isolement des tuteurs, leur permettre de comparer leurs pratiques et de constater qu’ils ne sont pas seuls face à certaines questions.

Le ton de ces rencontres est simple : on part de l’expérience de chacun. Quand on demande à un tuteur de se souvenir de quelqu’un qui l’a vraiment accompagné, les réponses se ressemblent. Il s’agit de laisser de l’autonomie, de prendre le temps de reformuler, de dire « tu as le droit de te tromper ». Ces gestes semblent simples, mais ils ne vont pas de soi, et ils se travaillent.

l'accompagnement des tuteurs

Ce que cela change, pour chacun

Pour le stagiaire, c’est l’assurance de deux interlocuteurs qui se parlent, au lieu de jongler entre deux mondes. Il sait ce qu’on attend de lui et relie ce qu’il vit sur le terrain à ce qu’il apprend.

Pour le tuteur, c’est la reconnaissance de son rôle. Il n’est pas un simple « lieu de stage » : il forme, transmet et évalue. Il gagne en confiance et en légitimité.

Pour l’organisme de formation, c’est la garantie de ne pas rester à distance du terrain. Les retours des tuteurs nous font ajuster nos parcours.


Un trio qui tient la distance

Une alternance réussie n’est pas une addition de bonnes volontés. C’est une relation entre trois acteurs qui se connaissent, se font confiance et poursuivent le même objectif : qu’un professionnel, au terme de son parcours, sache dire ce qu’il fait, pourquoi et comment.


le rôle du maitre d'apprentissage

C’est le pari de Blue Up Formation, porté au quotidien par des responsables de formation comme Charlène et Olivia. Il demande du temps, de l’écoute et de la régularité, mais il donne leur sens à des mots comme « apprentissage » et « transmission ».


 
 
 

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